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Un jeune militant du milieu de la santé participe comme observateur de l’OMS

10 Mai 2018
Sherif Olanrewaju at the WHO entrance
Pour la deuxième année, en collaboration avec le Mouvement populaire pour la santé (MPS) sur le programme « Global Health Watch » mis en place par le MPS pour encourager l’action de la société civile dans le domaine de la santé à l’échelle internationale, un jeune militant d’un affilié de l’ISP a participé dans WHO Watch pendant les réunions du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé en janvier 2018.

Sherif Olanrewaju, de la National Association of Nigeria Nurses and Midwives (Association nationale des infirmiers/ères et sages-femmes du Nigeria, NANNM) a assisté à la 142èmesession du Conseil exécutif de l’OMS et fait part de cette expérience extrêmement enrichissante

Je m’appelle Sherif Adewale OLANREWAJU, je suis infirmier psychiatrique/spécialisé en santé mentale et coordinateur national des jeunes pour la NANNM, affiliée à l’ISP. J’ai également été élu Secrétaire assistant du Comité des jeunes de la confédération Nigeria Labour Congress (NLC). Cette année, j’ai eu l’honneur d’être le premier de la région africaine à représenter l’ISP en qualité de membre de l’équipe d’observateurs/trices à la 142ème session du Conseil exécutif de l’OMS. Je considère que cette réunion donne une occasion inestimable aux jeunes professionnels de santé et aux dirigeant(e)s syndicaux de renforcer leurs capacités et de les aider à mieux comprendre la dynamique de la politique mondiale de santé et le processus d’élaboration de politiques.

Avec 14 autres militant(e)s professionnels de santé et universitaires de toutes les régions du globe, nous avons participé à un atelier intensif de quatre jours au siège de l’ISP à Ferney-Voltaire, afin d’étudier l’ordre du jour de la 142ème réunion du Conseil exécutif de l’OMS. Nous avons fait des exposés, commenté des documents et réalisé des analyses critiques sur l’importance de tous les points de l’ordre du jour, qui concernent la santé de la population. J’ai présenté deux points de l’ordre du jour : les maladies non transmissibles et la réforme de l’OMS. Après avoir travaillé assidûment, nous avons défini nos positions en tant qu’organisations de la société civile et mis au point des déclarations et des notes d’information politiques pour recommander que les décisions prises par le Conseil exécutif placent le peuple au-dessus du profit.

La cinquième journée a donné lieu à des consultations avec d’autres organisations de la société civile. Nous avons discuté de nos points de vue et de nos positions dans le but d’adopter une attitude commune avec le mouvement de la société civile. La réunion du Conseil exécutif a non seulement offert un lieu d’échange pour mieux comprendre la politique mondiale de santé, mais a aussi donné une excellente occasion de contribuer un peu à l’amélioration de la santé de milliards de personnes. En tant qu’observateurs/trices de l’OMS, nous nous sommes engagés à faire pression sur les délégué(e)s de plusieurs pays qui souhaitent apporter leur concours aux problèmes spécifiques des personnes pauvres et marginalisées. Par ailleurs, nous avons manifesté notre vive opposition aux politiques contraires à l’intérêt des populations, notamment au pouvoir des entreprises sous la forme de partenariats public-privé (PPP).

Pour faire connaître largement notre action et accroître la sensibilisation, nous avons contacté des milliers de personnes via les médias sociaux tels que Skype, Facebook et Twitter, ce qui a favorisé l’accès à la discussion. De nombreux délégué(e)s ont souhaité échanger avec nous et discuter de nos points de vue. J’ai hâte de tirer parti des bénéfices de cette expérience enrichissante en faisant participer les délégué(e)s de ma région aux prochaines réunions de l’OMS et en promouvant les politiques de santé qui ont un effet positif sur la santé des personnes. J’ai également l’intention de discuter avec les jeunes dirigeant(e)s syndicaux, les militant(e)s et les universitaires du secteur de la santé de ma région pour les sensibiliser à l’importance de contribuer à la phase d’élaboration des politiques de santé, ce qui permettra en outre de limiter les conflits qui pourraient survenir entre les syndicats et le gouvernement lors de la phase de mise en œuvre de la politique.

Le MPS organise un programme similaire l’Assemblée mondiale de la Santé (WHA). Lena Vennberg de Vadforbundet, Suède, a participé au WHA Watch en mai 2017.

Cet article est extrait de Bulletin d’information « Droit à la Santé », numéro 04 (avril/mai 2018). Abonnez-vous au bulletin. Envoyez-nous vos articles.

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