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Rosa Pavanelli rejoint la Commission sur les emplois dans le secteur de la santé et la croissance économique des Nations Unies

08 Mars 2016
Rosa Pavanelli/Photo:CUPE
La Secrétaire générale de l’ISP représentera le mouvement syndical, les travailleurs/euses de la santé, ainsi que les services publics au sein de la Commission de haut niveau sur les emplois dans le secteur de la santé et la croissance économique des Nations Unies, qui vient de voir le jour.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé la création de cette Commission, le 2 mars 2016.

Le secteur de la santé souffre d’une absence chronique de professionnels, ce qui entrave la capacité des systèmes de santé à assurer un accès universel à des soins de santé de qualité.

L’économie mondiale devrait créer près de 40 millions de nouveaux emplois dans le secteur de la santé d’ici 2030, principalement dans les pays à haut et moyen revenu. En dépit de cette croissance, on devrait dénombrer une pénurie de 18 millions de travailleurs/euses de la santé dans les pays à faible revenu, ainsi que dans les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure. La Commission est chargée de proposer des actions visant à corriger ces inégalités, ainsi qu’à stimuler et orienter la création d’emplois dans le secteur social et celui de la santé, dans le but d’atteindre une croissance économique inclusive.

L’ISP et ses affiliés contribueront au travail de la Commission, en insistant sur le droit humain à la santé, sur l’importance de systèmes de santé publics correctement financés et disposant du personnel suffisant, ainsi que sur des conditions de travail décentes pour les travailleurs/euses de la santé. La crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest a levé le voile sur la menace qui pèse sur les sociétés au sens large lorsque ces dernières ne disposent pas de systèmes de santé publics de qualité. De façon générale, les conséquences funestes de l’épidémie doivent être considérées comme la manifestation de décennies d’absence d’investissements dans les systèmes de santé du secteur public. La crise du virus Zika a une nouvelle fois prouvé que le sous-financement et la privatisation massive des services de santé publics ont empêché la mise en place de mesures préventives permettant de lutter contre les maladies contagieuses. Combinée aux effets du changement climatique, cette lacune offre un terrain propice à la prolifération de ces maladies.

« Les travailleurs/euses de la santé sont régulièrement les plus touché(e)s lors des situations d’urgence » a déclaré Rosa Pavanelli, la Secrétaire générale de l’ISP. « Nous déplorons la disparition de plus de 705 travailleurs/euses de la santé, qui ont récemment perdu la vie en Syrie, dans des bombardements visant des hôpitaux. Les conditions de travail des travailleurs/euses de la santé sont essentielles à la mise en place de toute stratégie en matière d’emploi dans les services de santé. Bien que l’ISP reconnaisse le droit de tout un chacun à migrer, de façon temporaire ou permanente, cette décision doit reposer sur une égalité des chances en matière d’emploi de qualité au sein des services de soins de santé dans leur propre pays. L’impact des accords commerciaux, tels que l’ACS, sur la fourniture de soins de santé publics, nous préoccupe également. La commercialisation des services de santé risque de passer outre certains aspects de la santé publique et d’exacerber les inégalités. La santé est un droit humain, qui ne peut ni être vendu, ni commercialisé. Les systèmes de santé sont là pour assurer la sécurité et la bonne santé de nos familles, et non pour permettre aux multinationales d’engranger des bénéfices colossaux. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a quant à lui souligné « qu’avoir un nombre suffisant de professionnels de la santé répondant aux besoins de la population et bien réparti dans le monde sera essentiel pour réaliser les Objectifs de développement durable et relever les défis croissants de la santé publique mondiale. J’attends de la Commission qu’elle fasse une contribution importante à la réalisation de la couverture sanitaire universelle, à la création d’emplois décents et à une croissance économique inclusive et transformatrice. »

La Commission a été créée conformément à la résolution A/RES/70/183 de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui reconnaît « qu’investir dans les nouveaux emplois de la santé peut aussi ajouter une valeur socioéconomique à l’économie mondiale et aux économies nationales et contribuer à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 » et prie le Secrétaire général « d’envisager les mesures à prendre pour remédier à la pénurie de travailleurs de la santé bien formés ».

La Commission sera coprésidée par le président français, M. François Hollande, et par le président sud-africain, M. Jacob Zuma.

Environ 25 commissaires seront bientôt nommés pour offrir une expertise équilibrée géographiquement, politiquement et techniquement parlant. Ces commissaires viendront des secteurs gouvernementaux de l’éducation, de l’emploi, de la santé et des affaires étrangères, mais aussi des organisations internationales, des milieux universitaires, des associations professionnelles de la santé, de la société civile et des syndicats.

La Commission tiendra sa première réunion le 23 mars 2016 et présentera son rapport final en marge de la 71e session ordinaire de l’Assemblée générale en septembre.

Pour de plus amples informations sur la Commission, veuillez consulter la page suivante http://www.who.int/hrh/com-heeg/fr/.

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