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Le droit à la santé : un droit vecteur d'autres droits

09 Juin 2017
Kate Gilmour, Deputy High Commissioner for Human Rights
Lorsque le Conseil des Droits de l'Homme s'est réuni pour sa 34e rencontre, Kate Gilmore, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a décrit le droit à la santé comme un « droit vecteur d'autres droits ».

Les préoccupations liées à la mise en place du droit à la santé étaient au cœur des discussions de cette 34e rencontre du Conseil des Droits de l'Homme aux Nations Unies, qui s'est réuni du 24 février au 24 mars 2017. Kate Gilmore, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a donné le ton de ces échanges lorsqu'elle a souligné l'importance du droit à la santé, qu'elle considère comme un « vecteur d'autres droits. »

Les décisionnaires, les organisations de société civile, les ONG de défense des droits de l'homme, les experts en droit commercial et droit de la propriété intellectuelle étaient tous réunis dans une table ronde traitant des questions soulevées à la suite du rapport du Groupe d'experts sur l'accès aux médicaments. Un tiers de la population mondiale n'a pas accès aux médicaments. La plupart se trouvent dans les pays en voie de développement. Les participants à la table ronde ont insisté sur le besoin de renforcer les capacités et transférer les technologies pour permettre la production locale de médicaments dans les pays à faibles et à moyens revenus.

Une table ronde a également eu lieu sur la réduction de la morbidité et la mortalité maternelle dans le contexte des SDG 3. Il a également été souligné que le renforcement des systèmes de santé nationaux, avec une attention particulière aux femmes et aux filles, se révèle être la clé de la réduction et à terme de la suppression de la morbidité et de la mortalité maternelle qui peuvent être évitées. Pour cela, il faut un financement suffisant du système de santé universel et des patients, des travailleurs de la santé et des communautés impliqués dans la prise de décision, veillant ainsi à ce que les soins de santé soient concentrés sur les personnes. 

Les participants ont également observé que la réponse à la question des facteurs socioéconomiques déterminants de la santé était indispensable pour garantir une meilleure santé de la mère et de l'enfant. La pauvreté, la malnutrition et les pratiques de déresponsabilisation constituent les principaux obstacles à la réussite des SDG 3.

Cette session a vu naître le rapport sur la réalisation du droit humain et des libertés fondamentales des personnes souffrant de pathologies mentales ou de troubles psychosociaux. La 32e session du Conseil en juillet dernier avait statué sur la nécessité d'un rapport, afin d'identifier les défis, les opportunités et les politiques utiles pour parvenir à cet objectif.

Le rapport révèle une prise de conscience et une implication plus importantes dans la promotion des droits des personnes souffrant de pathologies mentales. Il arrive à point nommé, en pleine campagne sur « la dépression : parlons-en » menée toute l'année par l'Organisation Mondiale de la Santé. 

Cet article est extrait de Bulletin d’information « Droit à la Santé », numéro 02/2017. Abonnez-vous au bulletin. Envoyez-nous vos articles.

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