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Nouvelle répression violente de manifestations pour les droits syndicaux en Algérie

21 Juillet 2017
Le 16 mai dernier, le ministre du travail a révoqué par lettre le statut légal du syndicat de l’énergie SNATEG, en violation des lois algériennes et des normes internationales.

Depuis cette date, des marches de protestation et autres manifestations ont été organisées afin d’appeler à une mise en conformité avec les lois nationales et à l’annulation de la révocation du syndicat. Ces marches ont été réprimées par la violences à plusieurs reprises.

A Béjaïa, ville portuaire du nord de l’Algérie, des travailleurs syndiqués au SNATEG avaient improvisé une marche le 31 mai pour demander la réintégration de 6 syndicalistes licenciés et la levée des poursuites judiciaires contre eux.

Début juillet, le syndicat a annoncé qu’une marche nationale, intitulée « marche de la honte », aurait une nouvelle fois lieu à Béjaïa le 20 juillet. Le jour même, un impressionnant dispositif policier était présent et a violemment dispersé la marche, arrêtant des dizaines de manifestants à la place du centre Culturel ; le président du syndicat M. Mallou Raouf, est actuellement recherché par les services de sécurité.

PSI condamne fermement les actes de violences et les arrestations de manifestants qui exercent leur droit de réunion et de manifestation pacifique dans le but d’appeler au respect de leurs droits syndicaux. Nous allons suivre de très près l’évolution de cette affaire.

PSI s’engage à faire parvenir au gouvernement une lettre de protestation si la situation n’évolue pas positivement.

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