Le président de l’association américaine des enseignants (AFT), Randi Weingarten, dénonce les commentaires de Trump

17 Janvier 2018
« Faire sauter un accord bipartite qui protégeait les enfants et les jeunes de l’expulsion, est déjà assez grave, mais éructer des attaques haineuses contre des personnes originaires de pays à dominante noire, a une fois de plus exposé l'idéologie raciste et anti-immigrés régnant au cœur de cette administration. »

« Cela n'a pas d'importance si Trump nie maintenant avoir été réellement aussi vulgaire,
prétextant que ses mots ont été mal interprétés ; la réputation des États-Unis a été salie et notre
position dans le monde est fragilisée. Pire, comme avec ses commentaires après Charlottesville, les
paroles du président favorisent un environnement haineux et sectaire. »

« Ce matin dans les salles de classe à travers notre pays, les enseignants américains doivent faire
face aux conséquences. Pensez-y, si vous étiez un enfant d'origine haïtienne ou africaine, que
ressentiriez-vous ce matin ? Que se passe-t-il dans les salles de classe si les enfants, simplement,
imitent ou répètent les paroles vulgaires et viles du président ou partagent le racisme induit ?
Comment enseigner aux enfants que leur président trahit les valeurs inscrites dans la constitution
à la veille du week-end Martin Luther King au cours duquel nous honorons et promouvons la
justice, la liberté et l’égalité des chances ? »

« Les pays et les peuples que le président a ciblés, doivent savoir que le peuple américain ne
partage pas les paroles haineuses et racistes de Trump. Nous valons mieux que cela. Les
Américains sont intelligents et, indépendamment de l'idéologie, ils doivent dénoncer ces paroles
et leurs intentions. Pour ces raisons, le président Trump doit formuler des excuses publiques. »

 

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