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La détresse psychologique au travail – Un fléau à combattre

24 Septembre 2017
Man showing signs of stress and backache
Au Québec, les réformes du réseau de la santé et des services sociaux se font au pas de course. Depuis au moins vingt ans, le personnel doit constamment s’adapter aux nouvelles normes, directives et structures, au gré de la volonté des ministres en place.

Tous ces bouleversements ont des conséquences concrètes sur la santé psychologique des membres de l’APTS, entre autres. Un sondage réalisé auprès de 7 000 personnes techniciennes et professionnelles du réseau confirme nos pires craintes : les réorganisations sont en train de venir à bout de nos membres. Les travailleuses sociales, ergothérapeutes, psychologues et physiothérapeutes, entre autres, sont soumises à une pression sans précédent. Résultat : 60 % d’entre elles ont coché un indice de détresse élevée ou très élevée dans le formulaire de sondage. Et 35 % ont indiqué avoir manqué plusieurs jours de travail au cours des douze derniers mois pour des raisons d’ordre psychologique.

Par ailleurs, 60 % des professionnelles et des techniciennes disent avoir été affectées négativement dans leur travail par les réorganisations du réseau de la santé et des services sociaux. Elles sont également 60 % à déplorer le peu d’influence qu’elles ont sur leur travail et 65 % disent qu’elles n’ont pas assez de temps pour faire leur travail.

Les gouvernements qui se succèdent ne mesurent pas assez le coût humain élevé engendré par leurs politiques. La lutte au déficit se fait trop souvent sur le dos du personnel, qui finit par tomber au combat à force de devoir compenser pour les non-remplacements de collègues et les abolitions de poste. L’APTS travaille sans relâche pour que le gouvernement prenne ses responsabilités face à cette situation intenable pour ses membres.

L’APTS demande au gouvernement québécois d’écouter les techniciennes et les professionnelles qui donnent les services à la population et en connaissent les besoins. Celle-ci mérite de recevoir les meilleurs services possibles, surtout dans le contexte d’une société québécoise vieillissante. Des mesures structurantes doivent être prises dès maintenant pour s’assurer de minimiser le plus possible la détresse psychologique des personnes salariées du réseau. Pour cela, il faudrait cesser toutes les réorganisations qui bousculent indûment le personnel et réinvestir dans les services directs à la population afin de redonner de l’oxygène à un système qui en a bien besoin.

C’est pourquoi, au cours des prochains mois, l’APTS entend s’assurer que le gouvernement respecte son Plan d’action en santé mentale 2015-2020, qui prévoit, entre autres, la mise en place de conditions de travail et de pratiques organisationnelles qui favorisent la santé mentale du personnel.

 

L’APTS n’oublie pas les professionnels et les techniciens, mais comme elle est composée de 86 % de femmes, elle a choisi d’inclure le masculin dans le féminin afin de refléter équitablement sa composition.

 

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