12 août - La Journée internationale de la jeunesse 2017

10 Août 2017
La Journée internationale de la jeunesse 2017 célèbre les contributions des jeunes à la prévention des conflits, à la transformation et à l’inclusion, à la justice sociale et au développement durable. L’actuelle génération de jeunes est la plus nombreuse de toute l’histoire et ces jeunes forment souvent la majorité de la population des pays touchés par les conflits armés et par les troubles.

La Journée internationale de la jeunesse 2017 célèbre les contributions des jeunes à la prévention des conflits, à la transformation et à l’inclusion, à la justice sociale et au développement durable. L’actuelle génération de jeunes est la plus nombreuse de toute l’histoire et ces jeunes forment souvent la majorité de la population des pays touchés par les conflits armés et par les troubles ; dès lors, la prise en compte des besoins et des aspirations de la jeunesse en matière de paix et de sécurité constitue un impératif démographique.

Comme nous le rappellent les Nations Unies : « Le programme de développement à l’horizon 2030 affirme que “il ne peut y avoir de développement durable sans paix ni sécurité”. Le processus d’inclusion sociale pour la jeunesse, notamment la participation au processus décisionnel et l’accès à une éducation de qualité, aux soins de santé et aux services de base, renforce leur rôle en tant que contributeurs actifs à la société et offre aux jeunes la possibilité de concrétiser leur potentiel et d’atteindre leurs objectifs. L’exclusion des jeunes des sphères et des processus politiques, économiques et sociaux peut constituer un facteur de risque de violence et de formes violentes de conflit. Par conséquent, l’identification et la lutte contre l’exclusion sociale des jeunes est une condition préalable à la paix durable. »[i]

Rosa Pavanelli, Secrétaire générale de l’ISP : « Des emplois décents pour les jeunes, l’accès à une éducation publique gratuite et de qualité, aux soins de santé et aux politiques inclusives sont indispensables pour édifier et consolider la paix. Faire en sorte que les travailleurs/euses puissent s’organiser en syndicat, se mobiliser pour leurs droits, négocier collectivement et disposer du droit de grève est essentiel pour qu’ils puissent défendre leurs droits et leur avenir et diminuer le risque de violence qui, souvent, n’est autre qu’une réaction au déni de ces droits fondamentaux afin de répondre aux inégalités croissantes et restaurer la justice sociale. »

Depuis les années 80, le monde connaît une époque de croissance non créatrice d’emplois au plus grand détriment des jeunes actifs. Trouver un emploi sûr et un salaire décent est une gageure dans le monde entier et pour de nombreux jeunes travailleurs/euses, la perspective d’un meilleur niveau de vie est limitée. Ces vingt dernières années, la croissance économique mondiale a engendré des profits qui sont inégalement répartis, creusant encore davantage le fossé des inégalités de revenus. La plupart des emplois créés ces vingt ou trente dernières années sont des emplois à court terme, partiels, temporaires, occasionnels ou informels, et essentiellement précaires. Pour les jeunes travailleurs/euses, ces emplois peu protégés, faiblement rémunérés sont souvent la seule option qui s’offrent à eux conduisant à la précarité de l’emploi, à l’incertitude et à de faibles pensions de retraite qui ne suffiront pas à assurer la dignité et l’autonomie dans la vieillesse.

En outre, la privatisation croissante du système éducatif, notamment dans l’hémisphère sud, limite l’accès à l’éducation et à l’acquisition de compétences qui débouchent sur un travail décent, les jeunes travailleuses étant touchées de manière disproportionnée. Mais l’éducation ne concerne pas seulement l’acquisition de compétences, car il s’agit avant tout de préparer les futures générations de citoyen(en)s et de leur transmettre les principes et valeurs civiques propices à la coexistence dans nos communautés en vue de promouvoir la stabilité sociale de nos sociétés démocratiques, consacrées au développement pacifique et durable. Il s’agit d’une responsabilité des gouvernements qui ne peut être déléguée à des prestataires privés.

Mme Pavanelli poursuit : « L’humanité est confrontée à différents types de crise – des catastrophes d’origine naturelle et humaine. Nous revendiquons une redéfinition du modèle de production et de consommation prédominant. Nous devons redonner à l’État et aux services publics leur rôle d’appui aux collectivités et faire en sorte que les jeunes travailleurs/euses et les syndicats puissent participer pleinement à toutes les étapes de ce processus. Les jeunes travailleurs/euses sont les acteurs de ce changement indispensable. »

Pour faciliter la transition de la guerre à la paix et garantir l’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience, l’ISP demande également que les travailleurs/euses d’urgence disposent des outils et de la formation nécessaires afin d’être mieux armé(e)s pour remplir leurs missions de prévention, de sauvetage et de reconstruction, sans prendre de risques inutiles pour leur santé et leur sécurité. Les jeunes ne peuvent seuls prévenir les conflits ; sans institutions démocratiques fortes pour défendre la paix et la justice sociale, la loi du plus fort primera toujours. 

L’ISP appelle tous ses affiliés à défendre les droits des jeunes travailleurs/euses ! Nous ne pouvons accepter un avenir où les conditions de travail et de vie se détériorent. Nous voulons des sociétés inclusives et équitables qui offrent des possibilités à toutes et tous ! Une paix durable n’a aucun sens sans travail décent, des services publics forts et la justice sociale pour les travailleurs/euses !


Pour nous rejoindre en ligne :

  • Appelez les employeurs à mettre fin au travail précaire : #precariouswork
  • Défendez la santé comme droit fondamental : #Socialjustice4all
  • Rejoignez le réseau sur Twitter et Facebook en utilisant #PSI4Youth
  • Soutenez la campagne mondiale contre les stages non rémunérés : http://wepayourinterns.org/

En tant que jeunes travailleurs/euses, nous subissons souvent d’énormes pressions en raison des nombreuses menaces qui mettent notre avenir en danger. Nous devons tous trouver le moyen de construire nos vies malgré les incertitudes. Les jeunes travailleurs/euses de l’ISP ont décidé de célébrer la Journée internationale de la jeunesse en appelant les syndicats à dénoncer et à lutter contre le travail précaire.

Rejoignez-nous sur Twitter, Facebook et/ou Instagram et envoyez une photo ou une déclaration avec le hashtag des Nations Unies #Youthday ou #youth2030 et appelez à mettre fin au travail précaire #precariouswork. Expliquez comment la précarité de l’emploi a affecté votre vie ou la vie d’un ami proche ou d’un parent. Dénoncez les entraves mises à la réalisation de vos objectifs et de vos aspirations.

Organisez une manifestation ou une action

Une initiative visible et interactive pour célébrer la Journée internationale de la jeunesse peut consister à organiser une manifestation ou une action sur votre lieu de travail ou au sein de votre communauté. Que vous soyez 5 ou 500, vous pouvez contribuer à célébrer la Journée. Collaborez avec votre syndicat pour réfléchir au type de manifestation que vous souhaitez organiser : séminaires, conférences, débats ou tables rondes pour promouvoir la compréhension entre les générations et favoriser les partenariats sur la question de la lutte contre le travail précaire et militer pour un avenir plus stable et durable pour nous.

Soyez un militant

Une autre manière efficace de célébrer la Journée internationale de la jeunesse et de contribuer à provoquer des changements positifs est de militer : exprimez-vous et agissez pour apporter des changements positifs. Quelques-unes des questions que vous pouvez poser : Comment protéger les travailleurs/euses du secteur public de toutes les formes de violence ? Pouvons-nous garantir la justice sociale sans services publics ? En quoi est-ce pertinent pour notre communauté ? Que pouvons-nous faire pour réduire le harcèlement, la discrimination et la précarité au travail ?

Relayez l’information

De nombreuses personnes sous-estiment l’incidence réelle de la violence économique et sociale sur les individus au sein de nos sociétés. Les manifestations et les campagnes peuvent s’avérer d’excellents moyens d’améliorer les connaissances et d’accroître la sensibilisation sur cette question, une simple discussion ou un chat informel avec les militants syndicaux, avec des amis, des collègues ou des parents peuvent suffire à faire évoluer leurs opinions et à les mobiliser sur la question.

 

Site internet de l’ISP : http://www.world-psi.org/fr/issue/jeunes-travailleurs

Facebook : https://www.facebook.com/PSI4Youth

Twitter : https://twitter.com/PSI4Youth

 

Veuillez adresser un courriel à PSIWebUpdates@world-psi.org si votre syndicat envisage une manifestation particulière pour célébrer la Journée internationale de la jeunesse, le 12 août cette année, afin que nous puissions publier vos informations et vos photos.


 

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